Nuisances pour la santé et les finances publiques
Une nuisance pour la santé, la sécurité et les finances publiques


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La pollution des milieux naturels est une menace pour la santé et la sécurité des usagers jeunes et moins jeunes qui fréquentent ces espaces dans la pratique de leur activités de plein air. Il en va de même pour les communautés avoisinantes. Risques d’incendie de forêt, contamination de l’eau et blessures sont quelques exemples de conséquences des dépotoirs clandestins sur notre qualité de vie.

La présence accrue de ces dépotoirs suggère aussi l’absence de règles régissant les zones non habitées et encourage ainsi les comportements illicites dans la nature, comme si, d’une certaine manière, cette façon de faire était normale et acceptable.

De plus, le nettoyage des dépotoirs clandestins et la décontamination des sols environnants coûtent très chers aux contribuables, soit de 600 $ à 1 200 $ la tonne métrique de matière récupérée1. Cela représente des dépenses nettes de deniers publics qui ne peuvent pas être réinvesties dans la communauté. À titre de comparaison, la gestion des écocentres et la collecte des matières recyclables et des ordures, services publics déjà payés par nos taxes, coûtent, toute proportion gardée, trois à sept fois moins que les dépenses reliées au nettoyage des dépotoirs clandestins et de la décontamination des sols environnants2.

Coûts de nettoyage

Dans la MRC de Sept-Rivières, on évalue le coût de nettoyage de tous les dépotoirs clandestins connus à près d’un million de dollars et ce, avec l’aide de bénévoles. Et il y en a beaucoup plus!


Une menace pour l’économie de la région


Les usagers des milieux naturels, tels que les randonneurs et les amateurs de chasse et de pêche, sont directement touchés par ce type de comportement. La dégradation du paysage naturel, les mauvaises odeurs associées à certains sites et l’effet de surprise hautement négatif lors de la découverte d’un dépôt sauvage gâchent véritablement l’expérience de plein air sur laquelle repose en grande partie l’industrie touristique de la région.

Les dépotoirs clandestins représentent également une perte de ressources considérables pour la communauté. En effet, plus de 85 % des matières qui s’y retrouvent peuvent être valorisées à son avantage par le biais des services de récupération disponibles.

Ce que deviennent les matières envoyées à l’écocentre


  • Bois : valorisation en copeaux pour usages municipaux
  • Métal : vente aux entreprises de récupération
  • Résidus domestiques dangereux et appareils électroniques : envoi pour traitement et récupération sécuritaire dans des centres spécialisés
  • Vélos : dons à des groupes locaux et à des pays en voie de développement
  • Vêtements non réutilisables : recyclage des fibres textiles déchiquetées
  • Pneus : envoi pour retranformation en diverses matières (recapage de pneus, matériel de recouvrement de surface de jeu, etc.)
  • Matérieux secs (brique, béton, asphalte, sable) : consolidation des chemins au Lieu d’enfouissement technique
  • Peinture : récupérée pour fabrication de peinture recyclée
















1Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord (2008) Guide d’aide à la prise de décisions à l’intention des municipalités pour la gestion des dépotoirs clandestins sur la Côte-Nord, 34p.
2MRC de Sept-Rivières, Plan de gestion des matières résiduelles révisé 2016-2020, adopté le 20 octobre 2015, entré en vigueur le 17 février 2017, 361p.