Impacts environnementaux
Des écosystèmes perturbés, une faune et une flore en danger


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Les dépotoirs clandestins contiennent très souvent des substances dangereuses qui, bien que souvent invisibles, contaminent les sols et les eaux. Ces polluants s’écoulent et rejoignent la nappe phréatique et les eaux de surface comme un lac, une rivière ou un milieu humide. Diverses substances, telles que les huiles et les graisses, s’accumulent également dans les sols et peuvent y persister longtemps.

Par ailleurs, une importante proportion des matières retrouvées dans ces sites est peu ou pas biodégradable. Ainsi, l’aluminium, le plastique, les pneus et le verre vont perdurer des centaines d’années dans la nature. Entre temps, les risques de blessure pour les animaux sauvages sont bien réels. Étouffement, intoxications, contamination de la chaîne alimentaire, mutilations, infections et emmêlements sont quelques exemples de répercussions sur la faune qui nous entoure.

Un exemple bien de chez-nous

Les dormants de chemin de fer sont un exemple de matières se retrouvant dans les dépotoirs clandestins de notre région. Bien que fait de bois, ces matériaux ont subis des traitements à base de créosote et de PCP visant à ralentir leur dégradation. Les dormants présentent ainsi des niveaux élevés de toxicité affectant certains organismes. Ces substances s’accumulent dans les tissus des organismes où ils sont bioamplifiés en passant d’un maillon à l’autre de la chaîne alimentaire. Ces composés chimiques sont aussi fortement suspectés de jouer un rôle important dans la promotion d'effets cancérogènes chez l'être humain.

Source : Ministère du développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), 2009, Lignes directrices relatives à la gestion du bois traité, Québec, ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction des politiques en milieu terrestre, ISBN 978-2-550-54988-8, 30 pages.