Comprendre la problématique
Un dépotoir clandestin est un site de dépôt illégal en territoire public ou privé où des matières de toute nature et de toute taille sont abandonnées volontairement par un citoyen ou une organisation au lieu d’utiliser un site de dépôt reconnu, tel un écocentre.

Un phénomène qui dépasse l’entendement

Il existe plus de 150 sites répertoriés dans la MRC de Sept-Rivières et près de 500 sur la Côte-Nord. Plusieurs campagnes de nettoyage ont été organisées dans les trente dernières années afin de lutter contre ce fléau. Ces activités ont engendré des coûts d’environ 2 millions de dollars sur la Côte-Nord, soit entre 600 $ et 1 200 $ la tonne métrique1 comparativement aux coûts moyens de gestion des écocentres qui avoisinent 230 $ la tonne2. Malheureusement, plus de 40 % des sites nettoyés sont réutilisés au cours des années suivantes.

Petits ou étendus, localisés sur des terrains naturels ou sur d’anciens sites industriels, à proximité ou éloignés des chemins, ces dépotoirs sauvages revêtent plusieurs visages. Tous les types de matières résiduelles acceptés habituellement dans un écocentre ou un lieu d’enfouissement s’y retrouvent, tels que des résidus encombrants, des carcasses de voitures, de motoneiges et de VTT, des débris de construction, rénovation et démolition, des carcass


es d’animaux dépecés, des sacs de poubelle, des appareils électroniques et divers résidus domestiques dangereux. Ainsi, la très grande majorité de ces matières pourrait aisément prendre la voie de la récupération via les services disponibles.

Des écosystèmes perturbés, une faune et une flore en danger
Une nuisance pour la santé, la sécurité et les finances publiques

1Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord (2008) Guide d’aide à la prise de décisions à l’intention des municipalités pour la gestion des dépotoirs clandestins sur la Côte-Nord, 34p.
2MRC de Sept-Rivières, Plan de gestion des matières résiduelles révisé 2016-2020, adopté le 20 octobre 2015, entré en vigueur le 17 février 2017, 361p.